La Biodiversité est à préserver !

Coin des Arts préhistoriques et récents

Dessins primitifs et récents se rejoignent dans le temps.

Le long de la chaîne de l´Atlas, le Djebel Milok , non loin de Laghouat, l´oasis abrite une source active et pure côtoyant des paysages quelque peu orphelins.Tout prêt, fassefssa, ce petit bourg des bédouins Mkhalif dévoile son art préhistorique : ce sont, ici et là, de belles gravures d´animaux du Néolithique en Savane d´antan. Elles témoignent de la présence d´artistes expressifs de la faune de voisinage. Un mélange entre respect et vénération de l´être vivant.... qui deviendra un objet de la chasse vitale pour ses propres besoins alimentaires !

L´Art de l´image a toujours existé, depuis la nuit des temps ( ici exemple d´une plénitude de gravures rupestres dans l´Atlas saharien - Fassefssa/ Milok / Laghouat - vieilles  de 6 000 à 12 000 ans, et beaucoup d´autres grandes concentrations de gravures proximales ! ).

Depuis que l´homme préhistorique du paléonéolithique a exercé ses talents de premier artiste de la pierre gravée, avant la naissance même des écritures et du langage codé que nous pratiquons aujourd´hui, il faut dire que l´art du dessin a toujours voulu  parcourir son temps.

L´art de la communication par l´image traverse les siècles de civilisation et ne trébuche point. C´est son passé et ses modes qui nous interpellent !

Le particularisme des cités africaines  dans l´art pariétal /dans notre cas l´Afrique du nord / est resté naturaliste et a affirmé son authenticité du sujet observé, reprofilé dans son mouvement de l´instant. Les peintres orientalistes du XIX ème siècle ( Eugène Fromentin, Etienne dit  Dinet, Delacroix, etc..) qui se sont intéressés  avec application aux confins de l´Atlas saharien et à la vie de ses habitants, ont su fixer sur toile la vie réelle du citadin saharien dans la vie courante de son temps, au même titre que ces hommes respectueux du passé lointain qui reproduisaient merveilleusement et sans défauts toute la panoplie de la faune d´antan sur rocher, sans convoitise ni adoration quelconque, montrant les quelques signes et scènes discrétes du début de la première admiration de l´homme pour l´autre et la nature...Cette bellle faune de l´Atlas qui abondait autrefois, à en juger par les dessins gravés dans la roche, assiste aujourd´hui à son déclin  par les chasses rétées et non réglementées, le braconnage auxquels s´ajoutent les méfaits des désertifications naturelle et provoquée.

La prédation par la chasse l´emporte aujourd´hui sur l´admiration. C´est dommage de voir un patrimoine s´éteindre à grande vitesse !

Pour garder le paysage immortel de ces oasis mutantes, de nos jours de jeunes peintres de la région, comme Saidat Belkacem et d´autres, tentent de reprendre le flambeau par le pinceau en montrant la force de la cité ancienne et de ses paysages magiques. Les continuités artistiques et artisanales sont presque assurées par une génération d´artisans locaux de Laghouat comme Djoudi, Belmechri, Benferhat, Lamri, etc,.. La prouesse dans ses actions continues peut devenir prolifique, stable et surtout  doit être encouragée dans ses perspectives et projets d´artisanat et de tradition à valeurs patrimoniales !

Djarnia

Tableau d´une scène oasienne dans le sud algérien. Auteur : Saidat Belkacem

Laghouat, ville à la porte du Sahara. Ici, ex-Avenue Cassaigne. 1870

Vieille ville de Laghouat : ancien quartier sur rocher.

Commentaires

16.09 | 18:19

a quelle date dinet a fait sa visite à guerrara merci

01.09 | 20:19

Un beau site riche en informations et en images Bienvenue sur la com...

16.06 | 14:41

Si cette image est de Guerrara, soit, qu ´elle devienne la bienvenu...

08.03 | 18:46

Cette photo c'est pas du Boussaada c'est du Guerrara wilaya de Ghardaia